Walid Regragui, pendant un moment, franchement, il avait tout pour lui. À la tête du Maroc, le mec dégageait un truc : charisme, discours carré, proche des joueurs… t’avais l’impression que le groupe était soudé comme jamais. Il arrivait à remettre tout le monde dans le même sens, que ce soit les gars du bled ou ceux formés en Europe, et ça, c’était pas gagné au départ. Les joueurs mouillaient le maillot, y avait une vraie énergie, et tout un pays qui vibrait derrière. Sur le terrain aussi, au début, ça tenait la route. C’était pas forcément le jeu le plus sexy du monde, mais c’était solide. Une équipe bien en place, disciplinée, difficile à bouger. Le genre de bloc qui peut faire déjouer n’importe qui. Et puis lui, avec son côté pragmatique, il jouait sur les forces de son groupe sans essayer de faire des trucs inutiles. Résultat : ça gagnait, ou au moins ça faisait le taf, et tout le monde était content. À ce moment-là, , c’était un peu le héros, le gars qui avait trouvé la recette. Sauf que voilà… ça n’a pas duré. Petit à petit, tu commences à voir les limites. Le jeu devient répétitif, hyper prévisible. Toujours le même schéma, les mêmes idées, et dès que ça coince, t’as l’impression qu’il n’y a pas de plan B. Les changements en match ? Souvent trop tard ou à côté de la plaque. Certains choix de joueurs, pareil, incompréhensibles. Et l’équipe, au lieu de progresser, elle tourne en rond. Au bout d’un moment, le discours ne suffit plus. Tu peux être le meilleur motivator du monde, si sur le terrain ça n’évolue pas, ça se voit direct. Et c’est exactement ce qui s’est passé : moins d’impact, moins d’idées, moins de danger. Les adversaires avaient capté le truc, et le Maroc faisait de plus en plus du surplace. Du coup ouais, sur le papier, il y a eu du bon, c’est clair. Mais faut pas non plus abuser : au final, il était pas si fort que ça. Franchement… il est un peu naze, et on va pas se mentir, on a sûrement bien fait de le jarter