Quel parcours, quelle génération et surtout quel travail accompli depuis toutes ces années. 🇲🇦🏆 Le Maroc est champion d’Afrique de futsal pour la quatrième fois consécutive : 2016, 2020, 2024 et 2026. Quatre participations, quatre titres à la suite. Avec ce nouveau sacre, les Lions de l’Atlas deviennent seuls la sélection la plus titrée de l’histoire de la compétition. Et cette CAN 2026 aura encore une fois montré l’écart qui s’est créé : 5 matchs, 5 victoires, 28 buts marqués et seulement 2 encaissés. 4-0 contre l’Algérie, 7-0 contre la Zambie, 6-0 contre la Libye, puis un impressionnant 6-0 contre l’Égypte en demi-finale avant de terminer le travail contre l’Angola en finale (5-2). Mais au-delà des scores, c’est surtout la manière qui impressionne. Pressing très haut, maîtrise technique, intensité, capacité à récupérer immédiatement le ballon, variété offensive et danger venant de partout. El Mesrar, Raiss El Fenni, Jouad, Bakkali, Amazal, Charraoui, El Idrissi et les autres : ce n’est plus une équipe qui dépend de deux ou trois individualités. C’est un collectif avec une identité extrêmement forte, où plusieurs générations de joueurs se succèdent sans que le niveau général ne baisse. Et évidemment, impossible de parler de tout cela sans rendre un immense hommage à Hicham Dguig. Quand il prend la sélection en 2010, le Maroc n’est pas la puissance que l’on connaît aujourd’hui. À l’époque, les références africaines étaient notamment l’Égypte et la Libye et le Maroc cherchait encore sa place au plus haut niveau. Dguig a construit progressivement tout un projet : première Coupe du monde en 2012, premier titre africain en 2016, puis 2020, 2024 et désormais 2026. En parallèle, le Maroc a franchi un immense cap au niveau mondial, jusqu’à atteindre les quarts de finale des Coupes du monde 2021 et 2024 et à s’installer aujourd’hui à la 6e place mondiale FIFA. C’est ça qui rend son travail remarquable : il n’a pas simplement gagné des trophées. Il a fait changer de dimension au futsal marocain, créé une culture de la gagne, une identité de jeu et surtout installé le Maroc durablement parmi les grandes nations de la discipline. Quatre CAN consécutives, c’est déjà historique. Mais on sent également que ce groupe ne considère pas cette domination africaine comme une finalité. La prochaine frontière est désormais mondiale. Le Maroc a déjà montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs, il a atteint deux fois de suite les quarts d’une Coupe du monde et il est aujourd’hui 6e mondial. La marche suivante est immense, évidemment : aller chercher un dernier carré, une finale et, pourquoi pas un jour, ce titre mondial que cette sélection rêve désormais ouvertement de conquérir. Il reste du travail, les géants mondiaux sont encore là et rien ne sera offert. Mais quand on regarde le chemin parcouru depuis 2010, on mesure à quel point ce qui semblait autrefois inaccessible ne l’est plus forcément. Respect immense à cette génération et à Hicham Dguig, véritable architecte de cette dynastie. Quatre titres d’Afrique consécutifs, et l’histoire n’est peut-être pas terminée. 🇲🇦❤️💚