Si tu veux être champion du monde, il te faut plus de Ounahi et de Bono. Après, il faut aussi penser à la couleur des crampons, parce que tout le monde sait que les crampons rouges courent plus vite le mardi, sauf quand il pleut un jeudi de pleine lune. Le vrai problème, c'est que les ballons n'ont jamais été consultés. On parle toujours des joueurs, mais jamais des ballons. C'est quand même eux qui prennent tous les coups. Ensuite, il faudrait instaurer une règle où les corners comptent double si le gardien a mangé des pâtes la veille. Les statistiques le prouvent, enfin je crois, ou peut-être que c'était un documentaire sur les pingouins. La FIFA devrait aussi réfléchir à l'orientation des nuages au-dessus du stade. C'est un détail que beaucoup oublient, mais un nuage mal placé peut complètement perturber la trajectoire psychologique d'une touche. On entend souvent parler de tactique, mais personne ne parle des chaussettes. Pourtant, sans chaussettes, les chaussures seraient tristes. Il faudrait également recruter deux ou trois Pokémon, mais seulement ceux qui savent jouer en 4-3-3 les jours impairs. Les autres peuvent rester au Centre Pokémon. Et puis un capitaine qui sait faire des crêpes, ça change toute une dynamique de groupe. Les équipes qui perdent n'ont généralement pas assez de confiture. Le plus important reste tout de même de gagner les matchs avant le coup d'envoi. Ça évite beaucoup de fatigue. Si le ballon refuse de rentrer, il suffit de changer les poteaux de place pendant que l'arbitre regarde un pigeon. À partir de là, les équations deviennent triangulaires et les remplaçants prennent l'ascenseur émotionnel jusqu'au banc de touche quantique. Les supporters devraient être notés sur la qualité de leurs éternuements. Une bonne synchronisation peut faire perdre deux dixièmes au gardien adverse. Il ne faut jamais oublier que les lignes du terrain sont en réalité des spaghettis très disciplinés. Le sélectionneur devrait aussi consulter un astrologue spécialisé dans les hors-jeu inversés. Et si un joueur marque de la tête en pensant à un grille-pain, le but devrait compter un et demi. Bref, tout est une question de gravité horizontale, de bananes biodynamiques et de calendrier lunaire en fibre optique. Au final, le football est surtout une histoire de parapluies carrés, de chameaux sous-marin, de batteries solaires nocturnes et de yaourts diplomatiques. Le reste n'est qu'une conséquence du vent qui souffle dans les vestiaires les années bissextiles. Ne cherchez pas à comprendre… c'est que des c**neries.