-
Walid REGRAGUI
Ta 7na khassna tsarfi9 f sara7a. Commençons déjà par le fait que le "peuple" a accepté la politique du l7iss lbarani et 7alan rajlin qui a livré nos stades à des équipes étrangères et chassé nos clubs de leurs propres villes, sans la moindre contestation ni révolte.
-
Walid REGRAGUI
Ils n'ont jamais eu besoin de recruter une boite de com. 99 % du temps, ils n'ont affaire qu'au peuple et aux médias marocains, et ils ne nous respectent pas assez pour avoir une stratégie de communication
-
Walid REGRAGUI
C'est normal, cette fédération ne connaît que le silence et le blackout médiatique, donc ce n’est pas du jour au lendemain qu’ils sauront comment gérer une guerre médiatique
-
Walid REGRAGUI
Je pense qu’ils voient le football de façon holistique, donc les entraîneurs de toutes les catégories devraient partager la même philosophie. Avec DTN et des formateurs qui pratique le tiki-taka, ils ne veulent pas d’entraîneurs bétonneurs made in Ligue 1 comme Regragui ni de locaux au profil tactique brouillon. Je ne partage pas cette vision, mais j’essaie juste de comprendre le raisonnement.
-
Walid REGRAGUI
Si on lit entre les lignes, on remarque qu’ils planifiaient une réorientation vers des entraîneurs et formateurs ibériques il y a déjà quelques années. Lekjaa a donné de nombreux indices à ce sujet. Je pense que les cadres marocains n’étaient que des intérimaires entre les cadres francophones et les Ibériques, et qu’ils allaient être écartés quels que soient les résultats.
-
Les infrastructures sportives au Maroc
Je n’ai jamais compris pourquoi on n’investit pas dans d’autres sports où on peut vraiment accomplir quelque chose. Dans ce pays, tout tourne autour d’un seul sport : le football, le football des jeunes, le football féminin, le futsal... On parle beaucoup de soft power et de projeter une image positive du pays, mais on oublie que cela peut aussi se faire par l’excellence sportive, et à un coût bien moins élevé que le football ou l’organisation de grands événements. On l’ai déjà dit avant, plusieurs pays se fixent des objectifs en termes de nombre de médailles et essaient de les atteindre en investissant dans des sports peu compétitifs qui offrent plusieurs médailles. Regarde les Pays-Bas, qui arrivent à se hisser dans le top 3 des Jeux olympiques d’hiver en dominant une seule discipline qui ne compte que 13 000 pratiquants dans le monde entier
-
Walid REGRAGUI
Peut-être, mais on sait que cette équipe n’arrive quasiment jamais à revenir au score. À mon avis, il y avait plus de chances que le Sénégal marque un deuxième but dans ce scénario que nous réussissions à revenir.
-
Walid REGRAGUI
Les “si” vont des deux côtés. Un Sénégalais rate une tête devant les cages vides dès l’entame du match. Le match aurait été plié dès la première période et on n’aurait eu aucune circonstance atténuante pour défendre l'equipe.
-
Walid REGRAGUI
Ça reste quand même une déception si on ajoute le contexte : un vivier de joueurs largement suffisant pour gagner la Coupe, du succès dans toutes les autres catégories, et surtout on joue à domicile. Quand tu vois que même une équipe claquée comme la Côte d’Ivoire arrive à gagner la CAN à domicile et que nous, on n’y arrive toujours pas, tu ne peux rien ressentir d’autre que de la déception.
-
Walid REGRAGUI
Ce phénomène me perplexe depuis des années. On doit être l’un des rares pays au monde où critiquer un simple coach de football te fait presque accuser d’être un traître ou un ennemi de l’État. Ça doit révéler quelque chose de plus profond dans notre culture. Peut-être que certains voient dans le coach une sorte d’homme d’État irréprochable? Le contraste qui me vient immédiatement à l’esprit, c’est en 2021, quand Didier Deschamps, pourtant champion du monde, était sauvagement critiqué 24 heures sur 24 sur RMC, alors que chez nous, des auditeurs qui exprimaient des critiques tout à fait justifiées envers Vahid sur Radio Mars se faisaient crier dessus et insulter de tous les noms par des guignols comme Adil Omari & co
-
Walid REGRAGUI
On est un peuple docile. Ça en dit long qu’ils ne répondent que lorsque des rumeurs circulent dans les médias étrangers. Ils n’en ont rien à cirer de l’opinion publique marocaine, et la soi-disant "pression" du public marocain qu’on n’arrête pas de nous évoquer ici ne les concerne clairement pas. Ça explique peut-être aussi cette incapacité à répondre aux assauts médiatiques qu’on a subis lors de cette CAN. Quand ton modus operandi depuis des années vis-à-vis de ton peuple est le blackout et le silence total, es-tu vraiment capable de mener une guerre médiatique à l’international ?
-
Bilan de la CAN 2025
Il a débarqué à Al-Duhail après la moitié de la saison, puisque Rui Faria avait quitté l’équipe pour des raisons personnelles. Le club était déjà premier au classement et Walid n’a fait que gérer la fin du championnat. L’échec, c’est la Ligue des champions, où il est éliminé dès le premier tour, ce qui a précipité son licenciement juste après. Ma manière de présenter les faits est bien plus proche de la réalité que celle de ce monsieur que tu as cité. On veut nous faire croire que Walid a subi un rejet ou un manque de reconnaissance, alors que c’est le Maroc et ses supporters qui ont lancé sa carrière. Six ans à la tête d’une équipe du Botola, c’est presque du jamais-vu, que ce soit au FUS ou ailleurs. D’ailleurs, son successeur au FUS n’a tenu qu’une petite année, et celui qui lui a succédé ensuite n’a même pas tenu six mois. Je cite le Wydad parce que Walid était loin d’être courtisé en 2021 après l’échec à Al-Duhail et ses dernières saisons peu inspirées avec le FUS. C’est grâce à cette année-là qu’il a relancé sa carrière et s’est propulsé jusqu’à l’équipe nationale et le lobbying des marocains sur les RS l'a aussi aidé. Même avec la sélection nationale, il est probablement le seul entraîneur de notre histoire récente à être resté en poste après avoir échoué à atteindre les objectifs lors de deux CAN consécutives. Fach m9asrin f 7a9 si Walid ? Le respect et l’adulation unanimes n’existent nulle part, et encore moins pour un entraîneur de football.
-
Bilan de la CAN 2025
Pourtant, Walid doit toute sa carrière au Maroc et à la confiance que les Marocains lui ont accordée. Le FUS lui a donné une carte blanche qu’aucun entraîneur de Botola n’a jamais reçue, alors qu’il n’avait aucune expérience. Le Wydad lui a confié une équipe qui visait la Ligue des champions alors qu’il venait d’être licencié au Qatar et qu’il avait une expérience très limitée des compétitions africaines. L’équipe nationale lui a accordé une confiance aveugle et le maintient toujours en poste malgré deux échecs consécutifs (objectif demi-finale en 2023 : échec ; objectif titre en 2025 : échec). Quelle validation aurait-il de l’étranger ? Son pays de naissance et tous les clubs européens où il a joué ne l’ont pas calculé après sa retraite, il l’a lui-même reconnu. Sa seule expérience en dehors du Maroc s’est soldée par un échec, et il n’a même pas tenu une saison complète avant d’être viré. Notre vrai problème, c’est l’absence totale de sens critique et d’intellectualisme dans le débat public. Toute personne occupant ce poste d'entraineur est presque sacralisée, et la critiquer est traitée comme un blasphème.
-
Fouzi LEKJAA
Parfois je me demande si nous n'avions pas mis tous nos œufs dans le même panier. Le sport est un outil puissant de soft power et nous l'avons vu lors de la Coupe du monde 2022, mais après la CAN, on nous rappelle rapidement que nous n'avons vraiment rien en dehors du football. De nombreuses nations par le passé ont réussi et continuent de projeter une image d'excellence à travers le sport tout en étant mauvaises au football (Russie, Cuba, Chine, Serbie, etc.). Le budget que nous allouons à ce seul sport comparé aux autres est plus disproportionné que dans 90% des pays, et nous avons régressé dans d'autres sports par rapport aux décennies précédentes (athlétisme, tennis, boxe...). On pourrait suivre le modèle de plusieurs pays qui investissent délibérément pour rafler le plus de médailles possibles en investissant sur des sports peu compétitifs mais qui offrent des chances de gagner plusieurs médailles. On doit aussi investir dans les sports d'équipe qui sont moins compétitifs en Afrique mais qui sont extrêmement populaires dans diverses parties du monde comme le volleyball. C'est le sport féminin le plus populaire en Asie, dans plusieurs pays d'Europe, et en Amérique latine comme le Brésil. En plus, on aura l'avantage d'avoir un vivier binational dans des pays producteurs de talent comme l'Italie et la France.
-
Walid REGRAGUI
Y a un truc qui m’échappe. Cet attachement qu’une partie du public a pour le sélectionneur en place, peu importe qui c’est. Ils ont une vraie aversion au changement, une obsession pour la continuité juste pour la continuité, et surtout une incapacité à voir quand un cycle est clairement terminé. C’est les mêmes qui voulaient garder Renard alors que tous les signaux montraient qu’il était mentalement ailleurs et qu’il voulait partir. Les mêmes qui voulaient maintenir Vahid alors que la rupture était évidente pour tout le monde. Et aujourd’hui, ce sont encore les mêmes qui veulent garder Regragui malgré l’ambiance moribonde autour de l’équipe et une deuxième désillusion consécutive en Coupe d’Afrique. Les arguments se ressemblent en plus. En 2018, c’était "touche pas à mon Renard, il nous a sortis de 20 ans sans Coupe du monde et de 13 ans sans passer le premier tour de la CAN ". En 2022 " Vahid a fait la meilleure CAN depuis 2004 et un parcours sans faute en qualifications pour la Coupe du monde " Pour 2026, on connaît déjà le refrain, pas besoin de le répéter. J’espère me tromper, mais j’ai vraiment l’impression qu’on est en train de rater l’occasion d’un électrochoc comme en 2022, et qu’on fonce tout droit vers l’abattoir à cette Coupe du monde.
Nieme inscrption
Membre
-
Inscription
-
Dernière visite