Ouest France fait une bonne synthèse : Sans solution face aux Aigles, le sélectionneur Walid Regragui perd encore un peu de créditLe Maroc a concédé le nul face au Mali (1-1), vendredi 26 décembre, à l’occasion de la deuxième journée de la CAN 2025. Le pays hôte a réalisé une prestation indigente et Walid Regragui, sans solution, a une nouvelle fois perdu du crédit. Et désormais, il n’a plus l’excuse des victoires consécutives… C’est un léger accroc dont on ne se souviendra plus dans trois semaines si le Maroc décroche sa deuxième CAN, le 18 janvier prochain. Mais aujourd’hui, ce samedi 27 décembre, ce match nul concédé face au Mali (1-1), lors de la deuxième journée de cette Coupe d’Afrique des nations 2025, est une sacrée pierre dans le jardin de Walid Regragui. Les Lions de l’Atlas ont été accrochés pour la première fois depuis juin 2024 et un score de parité face à la Mauritanie (0-0). Ils restaient sur 19 succès de rang et débarquaient à la CAN, forts d’un nouveau record mondial. Mais ces victoires, obtenues en majorité face à des équipes nettement inférieures, masquaient à peine les carences des Marocains face aux blocs bas. La série positive a souvent servi de paratonnerre pour le sélectionneur, très contesté dans le pays notamment depuis la défaite face à l’Afrique du Sud en huitièmes de finale de la CAN 2024. Des problèmes dans la créationWalid Regragui a longtemps surfé sur son excellente Coupe du monde 2022. Mais force est de constater que le technicien marocain n’a pas su se réinventer depuis l’épopée au Qatar. Son équipe, qui avait brillé défensivement il y a trois ans, est désormais attendue en Afrique. Les adversaires du Maroc n’hésitent pas à lui laisser le ballon, les faiblesses des Lions de l’Atlas dans la création étant identifiés par tous, comme l’avait souligné Hugo Broos, le sélectionneur de l’Afrique du Sud en 2024. Si ce reproche n’est pas forcément valable face au Mali, en raison de l’entrejeu renforcé des Aigles, son obstination à aligner trois milieux de terrain relayeurs pose question. Ces derniers mois, les prestations marocaines donnent l’impression d’un éternel recommencement. Le Maroc est trop souvent sur un fil et il ne peut s’en remettre à chaque fois un exploit individuel pour faire la différence.